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Pendant 4 ans, le Parc naturel régional a dirigé un projet européen Transaé. Avec des partenaires français et belges, il a ainsi accompagné techniquement des agriculteurs français et belges qui souhaitaient tester de nouvelles pratqiues agricoles dans leurs fermes, des pratiques basées sur les principes de l'agroécologie. Le projet Transaé est désormais terminé, mais une brochure est disponible, retraçant les expériences de ces agriculteurs et leurs temoignages. Elle est disponible gratuitement en version numérique dans la médiathèque. 


En 2021, le Parc naturel régional a édité le livret Manger Local, un guide des producteurs locaux et de leurs points de vente directe, partout sur le territoire des Caps et Marais d'Opale. Face au succès de la première édition, le Parc naturel régional a décidé de le rééditer, mis à jour, avec de nouvelles adresses à noter ! Il est disponible gratuitement en version papier à la Maison du Parc de Le Wast ou en version numérique en téléchargement libre dans la médiathèque. 


Dans le marais Audomarois, c'est malheureusement devenu une habitude de l'été : les agents du Parc naturel régional, d'Eden 62 et de la Communauté d'agglomération du Pays de Saint-Omer se mobilisent pour arracher la Jussie rampante. Cette plante originaire d'Amérique du Sud, envahit les plans d'eau. Avec une vitesse de croissance qui peut aller jusqu'à deux centimètres par jour, elle couvre la surface de l'eau privant de lumière les espèces aquatiques. Pour lire la suite, cliquer sur le petit "+" en bas à droite.

Même problème avec le Myriophylle du Brésil qui n'avait pas été repéré depuis de nombreuses années, mais qui a été vu sur la commune de Saint-Omer à la fin du printemps. 

Un arrachage de ces deux exotiques envahissantes est donc obligatoire. Il est réalisé par des naturalistes, qui renouvellent leur appel à la vigilance. Si vous voyez de la Jussie rampante ou du myriophylle, n'intervenez pas vous-même, contactez le Parc naturel régional au 03 21 11 07 26 ou 06 72 98 52 35. 


Des lignes bleues, beiges et vertes... retenez bien ce logo, vous le verrez de plus en plus souvent en Caps et Marais d'Opale. En effet, ce logo est le logo officiel du Geopark Transmanche. Pour rappel, le Geopark Transmanche est un projet que portent le Parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale et le Conservatoire d'Espaces naturels des Hauts-de-France avec le parc Kent Downs AONB en Angleterre. Il vise à obtenir pour ces deux territoires, qui se font face de part et d'autre de la Manche, un label Unesco Geopark. Pour lire la suite, cliquer sur le petit "+" en bas à droite. 

Le label Geopark est une reconnaissance internationale de notre patrimoine géologique de nos territoires. L’objectif : raconter l’histoire de la terre et ce que l’Homme en a fait. Il y a 450 000 ans nous pouvions aller de Calais à Douvres à pied. Aujourd’hui la Manche nous sépare… Mais nous gardons un même sous-sol et des paysages très similaires ! Alors quoi de plus (géo)logique que de renforcer ce lien à travers notre candidature commune avec le Kent Downs AONB au label Geopark de l'Unesco ? 

Le logo représente la symétrie des deux territoires de part et d’autre du détroit du Pas-de-Calais. Les lignes forment le détroit, la France en bas à droite fait face à l’Angleterre en haut à gauche, séparées par la Manche en diagonale avec les célèbres falaises de craie qui se font face. Les 3 couleurs représentent la diversité de nos patrimoines géologiques : la mer, les falaises et les paysages verdoyants. A vous d’essayer de retrouver ce logo lors de vos balades, vos lectures, vos visites ! 


En mai 2021, le Parc naturel régional a lancé une étude pour mieux connaître la petite faune du marais Audomarois : araignées, insectes, coléoptères. Cette étude a été réalisée par l'Association des entomologistes de Picardie. Et elle donne aujourd'hui ses premiers résultats ! En effet, une petite araignée plutôt rare a été découverte sur le site de la ferme du Zuidbrouck, à Clairmarais, un site dont le Parc naturel régional est gestionnaire : l'Argyronète aquatique. C'est une belle découverte, car cette araignée a un mode de vie particulier : elle est la seule connue pour vivre presque tout le temps sous l'eau.  Pour en savoir plus, cliquer sur le "+" en bas à droite ! 

Pour survivre et même vivre sous l'eau, cette petite maligne n’utilise rien de moins qu’un scaphandre ! Elle respire grâce à une bulle d’air englobant son abdomen et ses pattes arrière, lui donnant l’aspect d’une bille argenté à 8 pattes lorsqu’elle est en plongée. Cette bulle personnelle, retenue par les « poils » de l’araignée, est maintenue tant que celle-ci reste sous l’eau. De temps en temps, l’argyronète doit remonter à la surface et regonfler sa bulle. Comme les araignées terrestres, l’argyronète tisse également une toile.  Celle-ci est construite entre les plantes aquatiques et sa forme en cloche va permettre à l’araignée d’y stocker l’air qu’elle ramène progressivement sous l’eau via son scaphandre personnel. L’argyronète est donc capable de se bâtir une authentique base aquatique qui lui sert de salle à manger, de dressing et chambre à coucher, de salle de ponte.

Une espèce de plus en plus fragile

Une argyronète peut vivre deux ans et passe également l’hiver dans sa base. Si l’on considère de plus près la fragilité physique d’une cloche aquatique, on comprend pourquoi l’espèce ne peut s’établir que dans des eaux calmes et bien végétalisées. Malheureusement, la régression des zones humides et leur perturbation via les activités humaines et la pollution, conduisent cette espèce fragile à se raréfier sur le territoire français. De plus, la répartition des populations en France ne sont pas assez bien connues. Afin de préserver l’espèce, il faut donc entreprendre une gestion plus favorable des zones humides, et rester à l’affut de la découverte de toute nouvelle population. Finalement, il suffit d’une petite pièce d’eau calme peu polluée, de plantes aquatiques et de proies pour que l’argyronète puisse s’installer, dans votre jardin peut-être, et vous faire découvrir les merveilles de son mode de vie aquatique.

Ludivine Conrad,  chargée d’études – Entomologiste Arachnologue - ADEP

Association des Entomologistes de Picardie, 2021


Des truites, des saumons... Dans certains tronçons de la Hem, on ne pensait pas voir revenir ces poissons. Mais aujourd'hui, c'est pourtant une réalité. En effet, grâce aux travaux menés par le Symvahem avec le soutien technique du Parc naturel régional et de leurs partenaires, près de 33 kilomètres de cette rivière ont été rendus de nouveau colonisables pour les poissons migrateurs. 

Depuis près de dix ans, le Syndicat mixte de gestion de la Hem (le Symvahem) travaille avec le Parc naturel régional pour rendre à la Hem son aspect sauvage. En effet, en 2013, le front de migration, c'est-à-dire l'endroit où les migrateurs ne pouvaient plus remonter plus en amont la rivière, se situait au niveau de Recques-sur-Hem, limite Polincove. Au-delà de cette limite, plus aucun poisson migrateur ne pouvait passer. Pour lire l'article en entier, cliquer sur le "+" en bas à droite ! 

Ce blocage s'expliquait par la présence de nombreux ouvrages sur la rivière. En 2013, on en dénombrait pas moins de 180. Pour la plupart, il s'agissait de seuils agricoles (un système pour inonder artificiellement une zone agricole afin de lui apporter du limon). Mais 14 de ces ouvrages étaient bien plus imposants car ils alimentaient des moulins et des piscicultures (qui n'étaient plus en activité). Situés sur le lit principal de la Hem, ces 14 ouvrages formaient des obstacles infranchissables pour les sédiments, l'eau et les poissons qui cherchaient à remonter et redescendre le cours de la rivière. 

A chaque ouvrage, sa solution ! 

Des travaux très importants ont été menés afin de rendre franchissables ces obstacles. Pour chaque ouvrage, il a fallu trouver une solution adéquate : suppression de l'ouvrage, contournement de celui-ci (on creuse un lit secondaire à la rivière), aménagement du lit pour le rendre franchissable. Les bâtiments des moulins ont été préservés, des travaux ont même été réalisés aux abords afin de les mettre en valeur.   

Après des années de chantier, les résultats se voient. 23 kilomètres de rivière ont été restaurés, près de 33 kilomètres ont été rendus colonisables par les espèces migratrices. Désormais les poissons peuvent remonter la Hem et ses affluents jusque Licques, Surques, Haut-Loquin et Audrehem. 

C'est une belle victoire pour tous les partenaires engagés dans ce projet, le Symvahem et le Parc, mais aussi l'Agence de l'Eau Artois-Picardie et la Région Hauts-de-France qui ont participé au financement des opérations. La fédération départementale de pêche est également intervenue et a offert un soutien technique à certaines opérations. Les travaux ont été réalisés sous la validation de l'Office français de la biodiversité ainsi que de la Direction départementale des territoires et de la mer. 

Les efforts ne s'arrêtent pas là. Un plan prévisionnel d'études et de travaux est à l'ordre du jour pour la période 2022-2024. Avec notamment un focus sur quatre ouvrages situés sur le Sanghen, un affluent de la Hem. Parallèlement, les différents partenaires du projet proposeront la candidature de la Hem, du moins d'un de ses tronçons, au label de qualité Rivières Sauvages.