
| Dans le cadre des travaux préparatoires du Parc naturel régional des Caps et marais d’Opale, douze espaces à identité paysagère forte ont été déterminés dans la Charte du Parc. Ces espaces reconnus pour la qualité et l’homogénéité de leurs paysages feront l’objet de mesures de préservation et de valorisation. |
![]()
Les vastes surfaces de cultures s’étendent jusqu’aux bords des falaises de craies blanches, d’argiles grises ou de grès fauves. Dans cette immensité quelques points repères se distinguent : un clocher, une ferme. Ce paysage déstabilise car le rapport d’échelle entre l’homme et l’espace est démesuré. Les horizons de vision lointains prennent ici tout leur sens et de larges panoramas se profilent.

La vallée, ponctuée ça et là de haies et d’arbres, est rythmée par les moulins, les ponts et les fermes de pierre à cour carrée. Sur les versants quelques bois et pâtures viennent s’immiscer dans le bocage ample. L’encaissement variable de la vallée et les haies basses confèrent à ces espaces une ambiance intime où chaque sinuosité de la rivière est le lieu d’une découverte.

Les 3 monts formant l’arrière fond de Boulogne-sur-Mer présentent une silhouette caractéristique avec les herbes rases et les champs qui épousent leurs flancs. Entre les vallons, quelques hameaux auréolés de bocage viennent s’abriter aux pieds. Depuis ces lieux de découverte privilégiée des horizons de vision profonds se dégagent et laissent admirer les paysages environnants.

Ce vaste ensemble naturel présente un enchaînement de paysages diversifiés où la dune blanche à proximité du rivage côtoie les dunes boisées non loin de massifs forestiers. Les ambiances variées sont marquées par les palettes de couleurs évoluant au gré de la nature de la dune.

Ample boutonnière enclavée dans le territoire du Parc, le pays de Licques est ponctué par des reliefs occupés par la forêt. Cette dépression circulaire aux allures de cirque est rythmée par les champs et les coteaux calcaires. Elle offre de larges vues des basses terres jusqu’à la Boutonnière du Boulonnais. Seule la Hem vient interrompre cet enchaînement. La vallée présente des villages aux blanches églises bordées de prairies bocagères.

Au pied de la cuesta de craie, tantôt couverte de pelouses rases, tantôt boisée, les grandes cultures se noient rapidement dans un bocage au maillage très serré qui épouse le relief vallonné.

La vallée présente un profil dissymétrique avec un coteau pentu et un versant plus doux et cultivé. Les villages installés en fond de vallée abritent un patrimoine bâti remarquable fait de fermettes en torchis ou de grandes fermes aux allures moyenâgeuses. L’étroitesse de la vallée et la présence de prairies bocagères confèrent à ces lieux une ambiance intime et bucolique.

Véritable entaille dans le haut plateau d’Artois, cette vallée à l’encaissement variable est ponctuée de villages agglomérés autour des églises de tuffeau. Aux fonds humides se succèdent des coteaux en cours d’enfrichement et quelques bois annonciateurs du Pays de Licques non loin.

Dans ce vaste ensemble de vallons encaissés, une végétation de haies arborées alternent avec des bois sur les espaces d’ouverture. Un habitat disséminé colonise cet espace qui connaît sous l’effet de la pression urbaine une tendance à la disparition des fonds humides et des coteaux bocagers.

Témoin de l’intervention de l’homme sur le milieu, le marais audomarois est marqué par l’interpénétration de l’eau et de la terre. Les nombreuses voies d’eaux sinueuses ou au contraire rectilignes ponctuées par un habitat isolé assurent à ces lieux une ambiance labyrinthique et mystérieuse. L’exploitation passée de la tourbe a façonné les étangs qui côtoie les parcelles de terres vouées au maraîchage.

A partir de Lumbres, la vallée s’agrandit et le caractère urbain et industriel présent jusqu’alors est supplanté par des petits bourgs ruraux. L’Aa se faufile au pied de coteaux pentus ravinés de vallées sèches et couverts de pelouses calcicoles. Le paysage s’ouvre pour offrir des vues larges jusqu’aux bois et forêts couronnant les sommets des coteaux.

Vestiges perchés d’anciennes terrasses fluviatiles, ce vaste plateau domine les basses terres. Dans ce paysage particulier constitué de bois denses subsistent des landes à bruyères. La qualité exceptionnelle de ces milieux fait du site un lieu à haut potentiel écologique.