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L'habitat traditionnel
Le Parc naturel régional des Caps et Marais d’Opale possède un patrimoine bâti rural riche. De part l’étendue du territoire, vous pourrez vous arrêter soit devant une maison en pan de bois torchis, une maison en briques, une maison en craie ou une maison en pierre de Boulogne-sur-mer.
Chaque territoire possède sa particularité, l’habitat ancien s’est construit grâce aux fruits du travail des habitants, mais aussi de l’exploitation du sol. En effet, face au manque de moyens économiques ou logistiques, les habitants de notre région ont construit avec les matériaux naturels qu’ils trouvaient à proximité. D’où l’importance de l’habitat torchis, l’habitat en craie à coté des exploitations des carrières ou encore l’habitat en pierre à proximité des carrières de Marquise. Chaque habitat répondait à des caractéristiques simples qui faisaient du bâti un allié du paysage de nos campagnes.
Simplicité rimait avec beauté.
Le bâti en torchis
En ce qui concerne le bâti torchis,
les maisons sont disséminées dans les campagnes et les petits bourgs. Utilisant une technique de construction simple et peu onéreuse à base de matériaux trouvés sur place (bois, terre, paille), on retrouve encore ce type de construction dans certains secteurs du Parc (autour de Desvres, Licques, vallée du Bléquin, autour d’Ardres). Néanmoins, la fragilité du matériau, le manque d’entretien et la perte du savoir-faire raréfient ce patrimoine.
La percée des éco-matériaux dans le bâti, dont le torchis fait partie, pourra peut-être sauver ce savoir-faire, lui redonner une nouvelle vie et lui permettre de traverser un nouveau siècle.
Les constructions en maçonnerie de grès et calcaires durs
Ce type d'habitation est limité à la partie boulonnaise du territoire de parc. La maison, de plan allongé, se décline en plusieurs types. Les murs de ces habitations sont construits en pierre des carrières les plus proches.
Trois qualités de pierre sont utilisées pour ce type de construction : la pierre marbrière, la pierre de Marquise et la pierre de Baincthun.
De part la résistance du matériau de construction, ce patrimoine bâti semble résister au temps. Néanmoins, des erreurs peuvent être produites notamment lors des changements d’huisseries. Cela peut dénaturer le bâti et lui enlever son charme et sa discrétion.
Les constructions en maçonnerie de craie
A la différence du grès, la craie est un matériau tendre qui se prête à un travail
de taille plus précis et plus élégant, parfois proche de la sculpture.
L’usage de la craie fut longtemps réservé à l’architecture monumentale, maisons seigneuriales, fermes fortifiées, églises…Mais là où l’extraction était plus facile, on n’hésita pas à construire de simples habitations à base de craie, avec cependant des matériaux de qualité diverse. La typologie de cet habitat est simple : la façade principale est toujours orientée sud/sud-est et la profondeur du bâti, conditionnée par la portée de poutres est faible. La présence de corniches moulurées, l’alignement systématique des baies, aux larges ébrasures, et la présence plus courante de bâtiment à un étage sont d’autres caractéristiques marquantes.
Les constructions en maçonnerie de briques de type flamand
Avec l’extraction du charbon à la fin du 17ème siècle, la brique et la tuile, autrefois matériaux coûteux, deviennent de véritables produits de série, économiques et faciles à mettre en œuvre. Les briques ne sont plus cuites directement sur les chantiers, dans les fours à meules artisanaux à flamme directe qui fournissaient des produits de couleur variée. De nombreuses briqueteries s’installent alors autour des gisements locaux d’argile.
Comme pour d’autres types, le logis reprend le principe de la juxtaposition de pièces au rez-de-chaussée, éclairées par des ouvertures en façade principale exposée sud - sud-est. Mais c’est notamment par l’utilisation des combles comme volume habitable que se caractérise ce type d’habitat. Les murs sont élevés sur un même plan, dans le même matériaux, sans soubassement.
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