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Un flobart sur la plage

 

 

 

 

 

 

 

Transport de choux-fleurs en bacôve

 

 

 

La Maison de la faïence à Desvres

Artisanat et production

Le Syndicat mixte du Parc participe également à la préservation et à la valorisation de savoir faire traditionnels. De la charpenterie marine à l’industrie papetière, en passant par l’artisanat local, le Parc se fait l’écho de la société et de ses évolutions.

Les bateaux

Marins d’eau douce et d’eau salée ont créé leurs propres bateaux adaptés aux usages de leurs embarcations. Quelques bateaux d'échouage et de pêche sont désormais de véritables éléments du patrimoine culturel du Parc. A chaque secteur sa spécificité…

Le flobart (ou flobard) est un bateau d’échouage, ventru, utilisé pour la pêche côtière. Il a été créé pour une côte, où, Boulogne excepté, les ports sont rares et les plages vastes, largement découvertes par les marées. Aujourd’hui le tracteur a remplacé les hommes ou le cheval boulonnais pour amener le bateau jusqu’à l’eau puis, au retour de la pêche, pour le haler jusqu’en haut de la plage.
Construit en planches à clins, le flobart est conçu pour résister à la houle. On dit qu’il « bouchonne » du creux à la crête des vagues. Bien qu’il ne soit plus utilisé que par quelques amateurs, le flobard est l’emblème de la côte d’Opale et le roi de plusieurs fêtes locales. Le Syndicat mixte du Parc est propriétaire de trois flobards qu’il a restaurés.

Les « quilles en l’air », est le nom donné aux habitations de pêcheurs qui étaient constituées d'une barque retournée. A Equihen-Plage, les quilles en l’air formaient un véritable village.
Les familles les plus démunies récupéraient les carcasses usées des harenguiers ou flobarts afin de se constituer un abri de fortune. Les coques étaient plantées à flan de colline sur les hauteurs dominant la mer. Passées au goudron, elles apparaissaient de loin semblable aux moules qui tapissent les rochers de la plage.
Depuis quelques années, la commune a renoué avec cette tradition en construisant plusieurs "quilles en l'air" sur le camping municipal, dotées de tout le confort recherché. Proposées à la location à la nuit, au week-end ou à la semaine, elles feront le bonheur de votre séjour vous offrant une vue imprenable sur la côte !

Le bacôve et l’escute se trouvent dans le marais audomarois.
Jusque dans les années 70, les déplacements se faisaient toujours par voies d’eau. Le bateau était indispensable.
Le bacôve est une embarcation profilée à fond plat, longue de 9 mètres, construite en chêne. Son nom vient de « cogghe », qui signifie en flamand bateau de marchandises. Il était utilisé pour les transports lourds. Après la guerre, on chargeait même les tracteurs à cheval sur deux bacôves !
L’escute est plus petite, maniable et rapide. Elle servait aux déplacements quotidiens. Sa taille varie de 5 à 8 m. Elle est réalisée pour glisser dans les petits fossés du marais.
Un inventaire de ces bateaux a été réalisé. Aujourd’hui, un charpentier, qu’on appelait ici le « faiseur de bateaux » se réinstalle, présageant de nouveaux beaux jours pour ces barques originales.
Chaque année, une fête les met en valeur : le cortège nautique, organisée par le Groupement de Loisirs du Haut Pont.


L'artisanat

La faïence de Desvres
En 1764, Jean françois Sta installe la première faïencerie Desvroise. La tradition est amorcée et le 19ème siècle marque l’apogée de cette production qui emploie plusieurs centaines d’ouvriers dans de nombreuses usines dont celle, de J-F Fourmaintreaux.
Ces manufactures ( Masse, Fourmaintreaux, Courquin, Géo Martel ) fondent leur réputation sur la copie des grands styles français et étrangers de pièces de vaisselles et autres pièces de formes utilisées pour la décoration .
La production de carreaux, éléments de décors muraux et la création de collections originales d’objets de fantaisie assurent la réputation des manufactures.
Aujourd’hui, les productions industrielles ont disparu mais ont donné naissance à une série de petites entreprises artisanales établies sur une forte culture faïencière ainsi qu’à un ensemble très contemporain de villages des métiers d’art. Cette pépinière d’entreprises de haute qualité environnementale complète la Maison de la faïence, tout à la fois musée, centre d’activités pédagogiques et lieu de création artistique.

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