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Les races locales
Le Syndicat mixte du Parc travaille à la valorisation des races locales en partenariat avec le Centre Régional de Ressources Génétiques (CRRG) et les acteurs locaux. Souvent « natives » du territoire, ces races ou espèces sont le résultat de croisements effectués progressivement afin de correspondre au mieux aux nécessités locales. Certaines font aujourd’hui partie de l’identité patrimoniale d’un terroir.
Le mouton boulonnais
Le mouton boulonnais est une race réputée robuste. De grande taille, avec des oreilles en cornet, un gros cou, une face pleine, d’une coloration bleutée, au nez foncé et à la tête fine, la race boulonnaise est née d’un croisement entre la race artésienne et les béliers Dishley, New Kent, Dishley Mérinos et Shrospshire (18ème et 19ème). Elle atteignit 170 000 têtes dans les années 20. De nombreuses cartes postales d’époque nous prouvent son utilisation sur les plateaux (parcours) et, en pâturage extensif, sur les coteaux abrupts aux pelouses rases. Une économie complexe valorisait l’élevage et le mouton boulonnais était le meilleur régulateur de cet écosystème. Le pâturage favorisait la présence d’une flore (et d’une faune) spécifique à ces monts : orchidées, genévriers, etc.
L'histoire du pâturage local
Une étude a été menée sur les usages des coteaux calcaires pendant le siècle dernier. Le pâturage y a été en très bonne place jusque dans les années 60. Un passé vraiment proche qu’il convient aujourd’hui, pour des questions naturalistes, de réactualiser. Les mesures agri-environnementales, notamment celles proposées dans le cadre de Natura 2000, facilitent le retour des moutons. L’opération Dans le sillon des artistes, en partenariat avec la communauté de communes de l’Ardrésis – Vallée de la Hem, participe à cette revalorisation des coteaux comme paysages ouverts et d’une histoire locale marquée par le pastoralisme.
Le cheval boulonnais
Image emblématique des Caps et Marais d’Opale, le boulonnais est un cheval de trait fortement utilisé dans les travaux des champs jusque les années 70. La mécanisation de l'agriculture a participé au déclin de la race, qui nécessite aujourd'hui la mise en place d'un véritable plan de relance collectif.
La race est entretenue et préservée par des éleveurs qui participent aux concours que le syndicat hippique du boulonnais organise. En partenariat avec le Centre Régional de Ressources Génétiques et les Haras nationaux, le Syndicat mixte du Parc et le syndicat cherchent à développer les débouchés pour les 80 éleveurs du territoire.
Des actions de sauvegarde
Un annuaire est édité afin de faciliter les mises en relation avec de potentiels clients. Un soutien aux manifestations et à la création d’une maison du cheval boulonnais, en partenariat avec la communauté de communes Desvres-Samer, constituent les piliers de l’aide à l’utilisation du cheval par les collectivités. Le Parc valorise la race en proposant aux éleveurs de participer à des opérations comme celle du sillon des artistes. Cette opération permet à la fois de collecter des témoignages mais aussi de faire entendre tout l’intérêt du travail avec un cheval dans certaines conditions (débardage, transports scolaires, nettoyage des plages, etc.). Présents à toutes les Fêtes du Parc, la race du cheval boulonnais est connue et reconnue de tous.
Les variétés anciennes de légumes
Le marais audomarois, terre maraîchère, est encore aujourd’hui productrice de plusieurs légumes (endives, chou fleur, etc.). Le Parc, en plus de porter une attention particulière à la méthode de production cherche à valoriser les variétés anciennes comme l’artichaut Vert de Laon, le chou-fleur Martinet, la carotte de Tilques, le poireau Leblond... Bien adaptée à l’environnement local, la variété ancienne renoue avec des saveurs souvent oubliées. Le Parc initie des actions auprès des restaurateurs, anime la marque Parc, cherche à développer des débouchés, etc.
Les vergers
L’opération Plantons le décor est le fleuron de la politique du Parc en matière de sensibilisation des habitants à la préservation des paysages ruraux [lien partie paysages]. Elle incite les habitants à planter des haies d’essences locales ou des vergers de variétés anciennes et propose des formations.
Le Parc incite aussi à la plantation de vergers. Il aide les agriculteurs à reconstituer les vergers de proximité, liés à la ferme. Il propose aux communes de créer des vergers de maraude dans des espaces publics délaissés qui permettent aux habitants de profiter des variétés fruitières locales préservées tout en participant à la préservation de ces variétés.
Les vergers conservatoire (Crémarest, Hardinghen, etc.) complètent ce maillage en rassemblant des centaines de variétés de pommes, de poires, de prunes, de cerises… de variétés locales.
Ces opérations ont été également reprises par certaines communautés de communes comme celle de la Région d’Audruicq avec les vergers d’antan.
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