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Comprendre et découvrir le Parc-> Les actions du Parc-> Le marais audomarois-> Une zone humide d'exception

Sommaire

Le marais, un paysage façonné par l'homme
De nombreuses espèces rares et protégées
Un riche patrimoine lié à l'eau
Le dernier marais maraîcher de France
Le groupe de travail marais
Régulation des espèces problématiques
Une zone humide à préserver
Acheter local et marqué Parc
La RNN des Etangs du Romelaëre
Quelques prestations originales

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Label Ramsar

 

 

marias, photo aérienne

 

 

Stratiote

 

 

Murin des marais

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cortège nautique

 

 

 

 

 

 

 

choux-fleurs

 

 

 

 

 

 

Groupe marais

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rat musqué

Cygne tuberculé

 

 

 

 

 

 

 

 

Marché de Saint-Omer

 

Marais de Beese

 

 

Balade en bateau sur le marais

 

Balade dans le Romelaëre

Une zone humide d'exception

Le marais audomarois, un paysage façonné par l'homme

Avant le VIIème siècle, le marais audomarois était décrit comme « une île entre des rivières et la mer. C’était une terre déserte et inculte, hérissée de forêts, noyée de marécages ». Abbé Deneuville.
C’est aux environs de l’an 630 que l’évêque de Thérouane et trois moines, Bertin, Momelin et Ebertram, conduisirent les premiers travaux d’aménagement.
Au IXème siècle, ils dérivent le cours de l’Aa depuis Arques jusqu’à l’abbaye pour y installer leurs moulins. Par la suite, les hommes vont chercher à maîtriser l’eau en procédant à l’assèchement des terres les plus basses. L’amélioration de l’évacuation des eaux permet au XIIIème siècle l’installation sur la rive Ouest des « brouckaillers » (maraîchers). Comme en Hollande, des canaux rectilignes sont tracés, ce qui conduit à la formation d’un paysage typique formé de bandes étroites de terres rehaussées (les lègres). Certains secteurs du marais sont clos par des digues. Le niveau de l’eau y est contrôlé au moyen de moulins de pompage (XVIIIème siècle).

En tout et pout tout, il aura fallu 13 siècles de labeur pour aboutir au paysage actuel du marais : un ensemble de 3731 hectares formé par un enchevêtrement de parcelles étroites sillonnées par 700 kilomètres de voies d’eau. Aujourd’hui, cette zone humide est considérée comme exceptionnelle car elle est le témoin du lien qui se crée au fil des siècles entre l’homme et la nature, mais aussi car elle est dotée d’une forte richesse patrimoniale.

Réalisation : Opalevision
Dans le cadre du DVD "Paysages frères de part et d'autre de la Manche"

Pour préserver ce territoire si riche qui est le dernier marais maraîcher de France, le marais audomarois a été inscrit (le 18 septembre 2008) dans la convention de RAMSAR. Adoptée le 2 février 1971 dans la ville iranienne de Ramsar, cette convention est un traité intergouvernemental qui vise à la conservation et l’utilisation rationnelle des zones humides et de leurs ressources.

Situé entre la Flandre et l’Artois, le marais s’étend sur 15 communes (11 dans le Pas de Calais, 4 dans le Nord) allant (du nord au sud) d’Eperlecques à Arques et (d’ouest en est) de Serques à Noordpeene.


De nombreuses espèces rares et protégées


Le marais audomarois offre une diversité de milieux propices au développement de nombreuses espèces rares et protégées (faune, flore, fonge). Le marais est composé de différents types d’habitats offrant à de nombreuses espèces d’oiseaux la possibilité de se reproduire, de se nourrir et de se reposer, comme c’est le cas pour le rare Blongios nain, petit héron devenu l’emblème du Parc.

Le marais en quelques chiffres :

- 400 espèces de plantes
- la flore aquatique du marais représente 1/3 de la flore aquatique nationale et la moitié de celle de la Région
- 220 espèces d’oiseaux
- 26 espèces de poissons

Les principaux milieux naturels composant le marais sont des roselières, des mégaphorbiaies, des bois tourbeux, des prairies, des fossés et des rivières. On y trouve une grande variété de flore, notamment de la végétation aquatique [Jonc fleuri, la Grande douve, la Fougère des marais (Théliptéris palustris)] mais également de la végétation subaquatique et flottante.
On y trouve des espèces inféodées aux zones humides comme le Stratiotes faux-aloès (Stratiotes aloïdes), et le Potamot des alpes (potamogeton alpinus). A ce jour près de 400 espèces de plantes ont été inventoriées dont 38 bénéficient d’un statut légal de protection. L’accumulation séculaire de tourbe alcaline a permis localement l’expression de prairies, de mégaphorbiaies et de marécages tourbeux très intéressants du point de vue floristique et phytocœnotique. Ils hébergent notamment une population de Ciguë aquatique (Cicuta virosa), rare en France et au bord de l’extinction dans la région.

L’avifaune est représentée par 220 espèces dont certaines sont caractéristiques des zones humides : Butor étoilé (Botaurus stellaris), Blongios nain (Ixobrychus minutus), Sarcelle d’été (Anas querquedula), Phramite des joncs (Acrocephalus schoenobaenus)… L’escargot Vertigo Moulinsiana considéré comme mondialement menacé présente ici des populations remarquables. Le marais audomarois est localisé sur d’importantes voies de migration post-nuptiale pour les passereaux paludicoles. Les roselières et les mégaphorbiaies jouent un rôle alimentaire primordial pour les oiseaux lors des haltes migratoires entre l’Europe du Nord ou de l’Est et la péninsule Ibérique ou l’Afrique. Les Phragmite des joncs (Acrocephalus schoenobaenus), Gorgebleue à miroir (Luscinia svecica), Rousserole effarvate (Acrocephalus scirpaceus), ou encore le rare Phragmite aquatique (Acrocephalus paludicola) trouvent les ressources alimentaires et le repos nécessaires à la poursuite de leur long voyage. On observe dans le marais audomarois plus de 200 couples de Grand cormoran. Cette colonie est située au cœur de la réserve Naturelle Nationale des Etangs du Romelaëre.

L’importance et la diversité du réseau de canaux sont très favorables à une grande diversité de poissons. Ainsi, les 26 espèces de poissons y trouvent toutes les conditions de vie entre le frai, l’alevinage, l’élevage et le refuge à l’état adulte. Le Brochet se reproduit de façon certaine et régulière sur le marais. Certains habitats comme les phragmitaies constituent une zone de refuge, d’alimentation ou encore de frai pour des espèces comme la bouvière (Rhodeus sericeus), la lamproie fluviatile (lampetra fluviatilis), l’anguille, le brochet.

Parmi les 13 espèces de chauves-souris recensées, le Murin des marais (Myotis dasycneme)est régulièrement contacté en période de reproduction, il s’agit de la chauve-souris la plus rare de France.

Pour surveiller cette diversité d’espèces et s’assurer de la bonne qualité des milieux naturels, le Parc naturel régional assure des suivis sur des espèces rares, considérées comme indicatrice d’un très bon état général du milieu.

Stratiote faux aloes Blongios nain   Brochet
Le Stratiotes faux aloès Le Blongios nain Le Butor étoilé Les poissons


Un riche patrimoine lié à l'eau

Les activités des habitants du marais ont toujours été liées à l’eau. Ainsi, pendant longtemps, le bateau a été le seul moyen de communication et de travail. Le bacôve et l’escute sont les deux embarcations traditionnelles, fabriquées en chêne de pays. Le bacôve a beaucoup été utilisé pour le transport de gros chargements : tracteurs, animaux, choux-fleurs etc. Petite et légère, l’escute était plus maniable et plus rapide. Pendant plusieurs années, l’activité de batelerie traditionnelle était tombée en désuétude faute de professionnels encore en activité. Pour ne pas perdre ce savoir-faire unique, le syndicat mixte du Parc, via le groupe de travail marais, a soutenu et accompagné un jeune charpentier qui souhaitait s’installer. En attendant, les visiteurs ont l’occasion de revoir ces bateaux traditionnels lors du cortège nautique qui a lieu depuis les années 50. Cette manifestation est organisée chaque année, le dernier dimanche de juillet par le Groupement de Loisirs du Haut-Pont. A cette occasion, c’est tout un quartier du marais qui s’anime et s’illumine aux couleurs des chars fleuris fixés sur les bacôves. Les joutes nautiques étaient également une manifestation traditionnelle sportive que le syndicat mixte du Parc s’emploie à relancer en s’appuyant sur les associations locales.

Des outils tels que l’herminette, la baguernette ou la grèpe sont autant de témoins de l’époque où l’ensemble de la production et de l’entretien du marais était manuel. Aujourd’hui, les grues et les tracteurs ont remplacé les outils anciens et les méthodes de production maraîchère ont évolué vers la mécanisation. Pour préserver ce petit patrimoine, le syndicat mixte du Parc a réalisé plusieurs inventaires, il accompagne également l’association « Houlle comme autrefois » qui entretient et valorise les anciens outils agricoles.

(Le patrimoine culturel du marais réside également dans le témoignage des anciens. C’est pour conserver cette mémoire et la transmettre aux autres générations que le syndicat mixte du Parc a demandé à Florence Rousseau de l’association Herit’âge de collecter des récits de vie d’une dizaine de personnes âgées ayant vécu dans le marais.

Le dernier marais maraîcher de France

La culture maraîchère fait partie de l’histoire du marais. Dès les premiers aménagements et le rehaussement des terres, les « brouckaillers » (maraîchers) ont exploité cette terre noire riche et productive. Pas moins de 50 légumes différents sont cultivés dans le marais audomarois au premier rang desquels le chou-fleur l’été (5 millionsde têtes/an) et l’endive en hiver (2500 tonnes/an). Au XIXème siècle, le marais comptait 400 familles de maraîchers qui cultivaient 850 ha aujourd’hui elles ne sont plus que 40 et cultivent 430 ha.
Le syndicat mixte du Parc naturel régional des Caps et Marais d’Opale encourage la production de légumes du marais spécifiques au territoire en attribuant la marque «Produit du Parc» aux variétés anciennes telles que : l’artichaut gros verts de Laon, le poireau Leblond, la carotte de Tilques, etc.

Les prairies humides d’élevage représentent aujourd’hui 30% de la surface du marais audomarois, soit 1 100ha. Elles ont été créées par l’homme qui a exploité ces terres inondables. Les 40 agriculteurs présents élèvent principalement de troupeaux bovins laitiers ou à viande. Ces élevages sont essentiels pour le territoire car ils permettent d’entretenir des paysages ouverts et le développement d’une flore particulière et parfois rare.

L’agriculture dans le marais est soumise à de nombreuses contraintes (accès difficile, parcelles de petites tailles, taxes importantes, espèces invasives) et progressivement les prairies sont abandonnées et redeviennent des friches. Le groupe de travail marais met en place des procédures de maîtrise du foncier agricole et aide les producteurs à exploiter les terres jusque là délaissées et ainsi, entretenir le territoire.


Le groupe de travail marais, pour préserver l'avenir du marais

Le groupe de travail marais est né en octobre 2001 de la volonté commune des élus du Parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale, de la Communauté d’Agglomération de Saint-Omer (CASO) et des 15 communes du marais de trouver ensemble des solutions pérennes pour un avenir maîtrisé du marais audomarois.

Composé des élus des collectivités, de partenaires institutionnels ainsi que de quelques techniciens du syndicat mixte du Parc et de la CASO, le groupe de travail s’est tout d’abord attelé à l’élaboration d’un programme d’actions commun sur 5 ans. Un premier contrat d’objectifs collectif a été publié pour la période 2002-2007. Après une phase de bilan et d’évaluation des opérations menées durant cette période, le groupe de travail a souhaité définir un nouveau plan d’actions pour la période 2008-2013. Fruit de nombreuses réunions, visites de terrain et rencontres avec les acteurs du territoire, ce document vise à permettre le maintien d’un marais vivant avec toutes ses composantes et la préservation du riche passé culturel du site. La réflexion a été partagée à maintes occasions avec les forces vives du territoire : habitants, usagers, associations, socioprofessionnels…

Le document d’objectifs collectif a été approuvé par tous en 2008. Chacune des actions engagées est systématiquement préparée et discutée avec le groupe de travail ou un sous-groupe thématique de sorte à recueillir l’assentiment de chacun. Ainsi, une grande solidarité est née entre les élus du marais audomarois.

Le groupe de travail marais contribue activement à des réflexions nationales en participant aux travaux de l’Association Nationale des Elus des Zones Humides, du forum des marais atlantiques ou du pôle relais zones humides intérieures animé par la fédération des Parcs naturels régionaux. Un partenariat a été signé avec le futur Parc naturel régional du Marais Poitevin qui partage nombre de points communs avec le marais audomarois.


Régulation et maîtrise des espèces à problèmes

En quarante ans, le Rat musqué est devenu une espèce nuisible bien connue sur le marais audomarois, qui constitue un lieu de vie et de reproduction idéal pour ce rongeur. Il peut se repaître des cultures de chou-fleur et creuser des galeries dans les 1 400 km de berges. Dès sa création, le groupe de travail marais a souhaité participer activement à cette lutte. Il accompagne le Groupement de Défense contre les Organismes Nuisibles de l’Audomarois chargé de la régulation des espèces nuisibles aux cultures. Le syndicat mixte du Parc a procédé au recrutement de deux piégeurs professionnels en 2002 qui sont aujourd’hui intégrés à la Communauté d’Agglomération de Saint-Omer. Il s’associe régulièrement à la fédération départementale des chasseurs pour former des piégeurs volontaires locaux et il procède à des distributions de pièges. Il a également rédigé, en collaboration avec le syndicat mixte d’Aménagement et de Gestion des Eaux de l’Aa, un guide technique détaillant les différentes techniques de régulation.

L’eau est un vecteur de dissémination très efficace pour les plantes. Le marais audomarois, en tant que zone humide est donc particulièrement vulnérable lorsqu’une espèce végétale envahissante apparaît. En 2003, l’équipe technique du syndicat mixte du Parc a réussi à éradiquer la seule station de myriophylle du Brésil qui ait été observée dans le marais. Cependant, de nombreuses pestes végétales sont implantées en amont du territoire et présentent un risque de contamination élevé notamment la Jussie ou l’Hydrocotyle. Le syndicat mixte du Parc assure donc une vigilance particulière et met les acteurs du territoire à contribution en distribuant aux pêcheurs et promeneurs intéressés un guide de reconnaissance très succinct de ces espèces à problèmes pour qu’il puisse les signaler.
(A venir) : télécharger la brochure sur les espèces invasives

Même s’il ne s’agit pas d’une espèce invasive, le Cygne tuberculé n’en demeure pas moins une espèce engendrant des problèmes locaux et ayant des conséquences sur les activités du marais. Il n’est pas rare d’observer des regroupements de plus d’une centaine de juvéniles sur une même parcelle agricole. Ils consomment les feuilles de choux-fleurs ou endommagent les céréales. Le syndicat mixte du Parc a mis en place un suivi régulier de l’évolution de l’espèce et il travaille avec les partenaires du territoires au maintien de la population à un niveau soutenable.

Une zone humide à préserver

Le marais audomarois, comme n’importe quelle zone humide est un espace fragile. Ici plus qu’ailleurs il est essentiel de préserver l’équilibre entre activité humaine et respect de l’environnement et donc de respecter les règles en vigueur. Le guide a pour objectif d’aider les habitants et les usagers à s’y retrouver dans les réglementations locales ou nationales qui s’appliquent sur le marais.
(A venir) : télécharger le guide

Attention : Certaines réglementations ont pu changer depuis la rédaction de ce guide, elles sont signalées par un pictogramme.

Acheter local et marqué Parc

Avec le Centre Régional de Ressources Génétiques (Espaces naturels régionaux), un travail de remise au " goût du jour " est mené sur différentes variétés anciennes de légumes. Certaines productions bénéficient de la marque " Produit du Parc " telles que : l’endive de pleine terre, l’artichaut Vert de Laon, la carotte de Tilques...soit 11 agriculteurs concernés. Plusieurs actions de promotion et d’information ou été menées : édition de livrets de recettes de cuisine, animations auprès des restaurateurs, publication d’un guide des différents lieux de vente des produits de terroir, etc. En achetant des légumes directement auprès des maraîchers locaux vous faites vivre ces 40 familles dont les conditions de travail sont pénibles ; pénibilité liée en partie à la culture ainsi qu'aux particularités du marais. Bien souvent, il s'agit des plus petites structures qui pratiquent la vente directe et font les marchés donc, en privilégiant ce type d'exploitation vous maintenez une activité maraîchère qui peut poursuivre des fonctions d'entretien ou de lien social.
En achetant un produit marqué vous allez encore plus loin dans votre démarche d'achat écoresponsable. En effet, outre la provenance, la Marque Parc stipule que le produit répond à un cahier des charges respectueux de ses valeurs : territoire, environnement préservé et dimension humaine. Par exemple en achetant un artichaut marqué" Produit du Parc naturel régional", vous achetez un produit d'une variété ancienne bien adaptée localement. De plus, aucun désherbant chimique n'est utilisé par le maraîcher quand les artichauts poussent au champ et c'est 1080 km parcourus en moins par rapport à un artichaut produit en Bretagne, donc moins de CO² (exemple pris pour une personne habitant Saint-Omer ou de passage).

La Réserve naturelle nationale des Etangs du Romelaëre

Par décret du 7 mars 2008, la Réserve naturelle du Romelaëre est devenue une réserve naturelle nationale. Elle bénéficie depuis d’un statut réglementaire permettant de renforcer la sauvegarde des milieux naturels et des espèces végétales et animales. Elle a une superficie de 104 hectares environ et est située sur les communes de Nieurlet dans le département du Nord et de Saint-Omer dans le Pas-de-Calais. Elle comprend l’ancienne réserve naturelle volontaire du Romelaëre (gérée par Eden62 depuis le 1er juillet 2009), et des terrains acquis par les conseils généraux du Pas-de-Calais et du Nord au titre des Espaces Naturels Sensibles. La réserve naturelle volontaire avait été agréée par arrêté inter-préfectoral le 1er avril 1988.

Elle est comprise dans un Site Inscrit et dans une Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique (ZNIEFF). Elle est intégrée dans un site désigné d’intérêt communautaire Natura 2000 pour la présence de 13 types d’habitats communautaires dont le groupement relique à Aloès d’eau (Stratiotes aloides), et de deux espèces animales d’intérêt communautaire : le triton crêté (Triturus cristatus) et la Bouvière (Rhodeus sericeus). Elle est également intégrée dans la zone de protection spéciale Natura 2000 qui repose sur l’espèce emblématique de la réserve à savoir le Blongios nain (Ixobrychus minutus) mais également le Busard des roseaux (Circus aeruginosus) et le Butor étoilé (Botaurus stellaris).
Il s’agit d’un site majeur pour la nidification de certaines espèces d’oiseaux menacées sur le plan régional ou national. Le Romelaëre sert de relais dans le centre de la région Nord-Pas de Calais pour un grand nombre d’oiseaux migrateurs.
L’accueil du public est favorisé par de nombreux aménagements accessibles à tous, y compris aux personnes à mobilité réduite (sentiers et observatoires adaptés aux fauteuils roulants, plaques d’interprétation en braille, fil d’Ariane,etc.).

Quelques prestations originales

Le marais audomarois ne se dévoile véritablement que lorsqu’on s’engage dans son labyrinthe de voies d’eau et de petits canaux. En canoë, en barque à rames ou moteur électrique, ou encore avec un guide, les bateliers du marais proposent de nombreuses façons de découvrir au fil de l’eau ce lieu si particulier
En savoir plus :
Office de tourisme de Saint-Omer
Office de toursime de Watten

Cependant, veillez à respecter le fragile équilibre du marais. Vous trouverez les conseils pour découvrir le marais tout en participant à sa préservation.

(A venir ) : Téléchargement brochure RPP (Elaboration été 2010)

De façon plus classique mais tout aussi agréable, la promenade à pied, à vélo ou même en solex électrique pourront vous permettre d’apprécier la tranquillité du lieu tout en observant la variété étonnante des plantes et de la faune. Simple balade ou grande randonnée de plusieurs heures, il existe pas moins de 15 itinéraires de promenade pédestres et trois itinéraires cyclables traversant le marais.

Le syndicat mixte du Parc a édité en 2007 une carte du marais audomarois reprenant les différents circuits de découverte et les différents contacts touristiques utiles. Elle est disponible au prix de 2 € dans les maisons de Parc ou dans les offices et maisons du tourisme de l’Audomarois.

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