Pages réalisées par les étudiants du Master 2 Expertise et Traitement en Environnement de l'Université du Littoral Côte d'Opale : Flora Bertaux
Jérémy Ferbus
Matthieu Glavieux
Aurélie Nafre
SOMMAIRE : Les espèces exotiques envahissantes ou à surveiller pour le territoire du Parc Livret des principales espèces exotiques envahissantes présentes sur le territoire du Parc
Balsamine de l’Himalaya
Tortue de Floride |
Les espèces exotiques envahissantes
GENERALITES SUR LES ESPECES EXOTIQUES ENVAHISSANTES
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| Une espèce est dite envahissante lorsqu’elle se multiplie de manière abondante au détriment de l’équilibre de l’écosystème dans lequel elle se trouve. Certaines espèces autochtones peuvent être envahissantes également suite à un deséquilibre de leur milieu naturel (modification des conditions trophiques, disparition d’un consommateur ou d’un prédateur). Certains plantes exotiques introduites sont pas ou peu envahissantes. |
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« Synonyme » : espèces invasives
Des tortues de Floride (Trachemys scripta elegans ) sont parfois relâchées dans la nature par leurs propriétaires lorsqu’elles deviennent imposantes.
Le déversement des eaux de ballast et la dispersion des salissures de la coque des navires, qui peuvent transporter des espèces marines telles que les couteaux de mer (Ensis spp).
Une espèce exotique envahissante (EEE) est donc une espèce :
- qui, à l’origine, n’était pas présente dans le milieu naturel du secteur géographique étudié ;
- introduite par l’homme ;
- dont l’implantation et la propagation menacent de manière plus ou moins importante les autres espèces animales et végétales présentes dans son aire de développement.
A l’origine de la diffusion des EEE : l’Homme. Depuis qu’il explore la planète, il transporte, parfois à son insu, des espèces animales ou végétales. La modernisation des modes de transport et l’essor de l’économie mondiale ont conduit à une augmentation importante du nombre d’introductions d’espèces exotiques.
Les EEE s’installent plus facilement dans les milieux anthropisés, c'est-à-dire occupés par l’Homme, là où la biodiversité est faible et où les écosystèmes sont perturbés.
Généralement, les espèces exotiques n’ont pas de prédateurs dans le nouveau milieu qu’elles colonisent, aussi leur développement est-il facilité.
Les plantes aquatiques invasives peuvent « s’échapper » facilement des jardins lorsqu’elles se situent à proximité d’une rivière ou d’une zone humide naturelle.
Emportés par le courant, le vent ou les oiseaux, les graines et les fragments de plantes se dispersent sur de grandes distances et peuvent ainsi former de nouvelles populations.
Les EEE sont reconnues comme étant la 3ème menace pesant sur la biodiversité des espèces selon l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), derrière la dégradation des milieux naturels et la surexploitation. Les EEE peuvent présenter de nombreux effets indésirables, souvent imprévisibles :
Elles peuvent contribuer à la disparition d’espèces « indigènes » ; cette disparition peut être directe (prédation) ou indirecte (l’EEE vole les ressources nécessaires au développement d’autres espèces qui finissent par disparaître) ;
Elles peuvent nuire à l’équilibre des écosystèmes déjà existants ;
Elles peuvent engendrer des nuisances pour l’Homme et son environnement (envahissement de canaux, nuisances visuelles et olfactives, dégradation de berges et de cultures...).
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| Brûlures entraînées par la Berce du Caucase | Berce du Caucase (Heracleum mantegazzianum) |